Haute-Savoie Mag - 146 : Septembre-Octobre 2013

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Repères

10 informations préoccupantes par jour.

2,1 signalements transmis à la justice par jour.

Près de 2 400 enfants et familles concernés par une mesure de protection de l’enfance.

187 agents du Conseil général au service de la mission de protection de l’enfance, dont 120 travailleurs sociaux.

189 familles d’accueil.

900 enfants placés en famille d’accueil ou en établissement.

63,5 M€ de budget en 2013.

Chiffres Haute-Savoie 2012

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L'adoption

Certains enfants n’ont plus aucun lien avec leurs parents. Il s’agit des enfants pupilles de l’Etat, nés dans le secret ou abandonnés par leurs parents. Ils sont placés sous la protection du Préfet, leur tuteur par la loi, et du président du Conseil général, garant de leur bien être quotidien. Le Département accompagne ces enfants, en s’attachant à conduire, dès que cela est possible, et en lien étroit avec le tuteur et l’autorité judiciaire, un projet d’adoption auprès de personnes qu’il aura préalablement agréées.

119 allô enfance en danger

24h/24, 7j/7, appel gratuit

Enfants en danger, parents en difficultés, le mieux c’est d’en parler.

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Enfance

Enfance en danger

Protéger et prévenir

Assurer la protection des enfants, la défense de leurs droits et soutenir les parents dans l’exercice de leur fonction parentale font partie des missions prioritaires du Conseil général, à la fois au titre des responsabilités conférées par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance, mais aussi de ses missions en matière de protection maternelle et infantile, de prévention spécialisée et d’action sociale générale.

En France, près de 300 000 mineurs et jeunes majeurs sont concernés par une mesure de protection. Si les cas de maltraitance pure signalés demeurent stables en nombre, on constate une progression constante des cas de familles isolées, notamment monoparentales, dans une situation de détresse morale et matérielle qui les empêche de donner des repères éducatifs à leurs enfants.


Repères


Conflits familiaux, violences conjugales, décrochage scolaire, fugue, errance, addictions, troubles du comportement, etc., sont autant de manifestations de ces difficultés quand elles n’en sont pas la cause. Si elles n’excusent rien, il importe cependant de les prendre en considération sans jamais porter de jugement.


Avec près de 2 400 enfants faisant l’objet d’une mesure de protection, la Haute-Savoie n’échappe pas à cette évolution. De génération en génération, et souvent de plus en plus tôt, il n’est pas rare, en effet, de voir se reproduire les mêmes phénomènes conduisant à l’altération du lien affectif entre l’enfant et son ou ses parent(s), aboutissant, en cas de danger ou de risque de danger, d’abord à une intervention socio-éducative au domicile, puis, si besoin, à un placement.


Quand un problème survient dans une famille, le Conseil général est en première ligne en tant que responsable de la politique de prévention et de protection de l’enfance. Il a en effet la charge de définir et mettre en œuvre les moyens nécessaires, en partenariat avec tous les acteurs intervenant auprès des enfants : magistrats, enseignants, médecins, psychologues, travailleurs socio-éducatifs et médico-sociaux, dirigeants associatifs. Les orientations et actions de cette politique sont définies dans le Schéma départemental de protection de l’enfance, couvrant la période 2013-2017, adopté par l’Assemblée départementale le 24 juin 2013.


En images


La protection de l’enfance s’attache à protéger les enfants, prévenir les violences, éviter les ruptures familiales et aider les parents à assumer leurs responsabilités éducatives. Le dispositif d’alerte mis en place par le Conseil général s’appuie sur la Cellule Enfance en Danger, qui recueille toute information préoccupante transmise par l’intermédiaire des services médico-sociaux départementaux, des établissements scolaires, des institutions de santé, des associations ou encore du numéro !119 Allô Enfance en danger. Parfois, l’information préoccupante émane de la famille ou de l’enfant lui même. Dysfonctionnements familiaux, difficultés de l’adolescent, sévices physiques ou sexuels, sont les motifs d’alerte les plus fréquents. C’est après une évaluation de la situation de l’enfant que les actions à conduire en sa faveur seront déterminées. Celles-ci seront décidées avec l’accord des parents et privilégieront le maintien de l’enfant dans la famille, l’objectif étant de le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, et d’assurer son éducation et son développement. En proposant rapidement une aide à la famille, on pourra éviter que la situation ne se dégrade. Néanmoins, en cas de mise en danger avérée ou fortes présomptions de maltraitance, ou encore si les parents n’acceptent pas l’accompagnement proposé, la justice prendra le relais pour imposer une aide éducative ou le placement temporaire de l’enfant hors de son milieu familial.


Si elles concernent en majorité les mineurs, les interventions de la protection de l’enfance peuvent également être destinées à des majeurs de moins de vingt et un ans connaissant des difficultés susceptibles de compromettre gravement leur équilibre.


L'adoption


Des actions préventives adaptées aux besoins des enfants et adolescents

• Actions individuelles pouvant intervenir dès le stade de la grossesse et de la naissance. Elles permettent d’aider les familles à mieux prendre en charge l’éducation de leurs enfants, dans l’objectif de toujours protéger l’enfant.

• Actions collectives, destinées à des groupes de jeunes en situation ou en risque de marginalisation sociale, avec l’intervention d’éducateurs de quartier.


Un soutien pendant la grossesse et à la naissance

• Visites à domicile, consultations, bilans de santé, actions de prévention assurées par des médecins, des sages‑femmes, des puéricultrices.

• Accueil des femmes enceintes et de mères avec leurs enfants en bas âge dans différentes maisons, à Annecy, Annemasse, Saint‑Julien et Thonon.


Des aides éducatives à domicile

• Accompagnement des parents, souvent isolés, dans les tâches matérielles (ménage, repas…), soutien pour la gestion du budget familial dans le respect des intérêts de l’enfant, contribution au dialogue au sein de la famille pour restaurer l’autorité des parents.

• Aides financières, attribuées au cas par cas, lorsque les parents ne sont plus en mesure d’assumer financièrement les besoins de leurs enfants.


Quand l’enfant est séparé de ses parents

• Placement en famille d’accueil ou en établissement, dont la Pouponnière départementale de Saint-Julien pour le placement dès la naissance.


Des alternatives au placement

• Accueil de jour, avec une intervention en fin de journée, après l’école, et le week-end, ou encore la possibilité d’héberger l’enfant ponctuellement, le temps de traiter une crise entre les parents et leur enfant.

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