Haute-Savoie Mag - 156 : Septembre-Octobre 2015

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Proposer des alternatives crédibles, c’est le rôle des élus du Département.

Virginie Duby-Muller,
Députée et Vice-présidente du Département de la Haute-Savoie en charge des Affaires européennes et de la Coopération transfrontalière

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La douane à Saint-Gingolph.
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Entretien

Virginie Duby-Muller

Virginie Duby‑Muller est Députée et Vice‑présidente du Département de la Haute‑Savoie en charge des Affaires européennes et de la Coopération transfrontalière. Élue sur le canton de Saint‑Julien‑en‑Genevois en binôme avec Christian Monteil, elle connaît particulièrement bien les problématiques des frontaliers et intervient régulièrement sur cette question à l’Assemblée nationale. Contexte démographique, évolution des rythmes de vie, mobilité et déplacements pendulaires, Virginie Duby‑Muller répond à nos questions sur le covoiturage transfrontalier.

Pourquoi le Département s’investit‑il sur la question du covoiturage ?


Les distances entre le domicile et le travail ne cessent d’augmenter, et notre rôle est de proposer des services innovants et tester des dispositifs nouveaux. Dans le département de la Haute‑Savoie, nous avons fait le choix d’investir le champ du covoiturage dès 2008, à travers le lancement d’un site internet dédié gratuit. Cette année, nous enregistrons plus de 9 000 inscrits, soit une progression de 30 % par rapport à 2014, ce qui confirme un intérêt certain du grand public.


Pour nous, ce dispositif est un véritable choix politique : compléter efficacement notre offre de transports publics, en proposant une alternative au phénomène de l’autosolisme, à travers un service gratuit et facile d’utilisation, tant pour le grand public que pour les entreprises.


Quel est l’intérêt de travailler de part et d’autre de la frontière sur cette question, alors que différentes solutions de covoiturage existent déjà ?


Tout simplement parce que nous avons en commun les travailleurs frontaliers, qui font des déplacements professionnels et personnels chaque jour sur cette zone. Cela représente près de 100 000 personnes en 2015, le double d’il y a 10 ans. Nous avons d’emblée les mêmes préoccupations en matière de mobilité. Sur 100 frontaliers qui entrent dans le bassin lémanique en voiture, 80 sont seuls dans leur véhicule. Il est donc évident que nous devons réfléchir ensemble pour trouver des solutions. C’est ce que nous faisons régulièrement, avec l’Ain et les Cantons suisses.


Là, en complément, nous avons été en capacité d’aller mobiliser des crédits européens pour cofinancer un projet propre aux besoins quotidiens de nos habitants, lesquels ne s’arrêtent pas à la frontière ! C’est précisément notre responsabilité d’élus de proposer des alternatives, de trouver des financements, d’avoir de l’ambition pour nos territoires et de savoir mettre en commun nos différentes ressources, pour proposer une offre de service plus large.


Comment convaincre les automobilistes de passer au covoiturage ?


D’abord en leur offrant un véritable service. Avec nos partenaires du bassin lémanique, l’ambition était de changer d’échelle pour obtenir des résultats encore plus larges. Or, le succès du covoiturage passe par un élément essentiel, la mise en relation des covoitureurs. C’est pourquoi, avec l’appui de financements européens, nous allons proposer un portail internet dédié à l’ensemble des offres et services disponibles sur tout le bassin lémanique français et suisse.


Ensuite, il faut inciter à la pratique et sensibiliser. Dès la rentrée, l’ensemble des gains et bénéfices du covoiturage seront largement présentés : gains financier - en moyenne plus de 2 000 € d’économies par an - mais aussi de temps, de stationnement, en convivialité… En réalité, il suffit souvent de lever les freins au covoiturage pour changer ses habitudes, et les retours que nous avons des usagers haut‑savoyards montrent que les choses se font assez naturellement.

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