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Haute-Savoie mag - N°176 - Juillet-août
Actualité
Tourisme

À deux pas du toit de l’Europe…

Le TMB au terminus du Nid d'Aigle.

Le TMB au terminus du Nid d'Aigle.

© Dep74 - A. Loeffer

Il sillonne les cols et les monts de la vallée et offre à ses hôtes des paysages à couper le souffle…Haute-Savoie Mag s’attarde dans ce numéro sur le Tramway du Mont Blanc, un véhicule qui rapproche de “la haute” et qui fait figure de prouesse technique !

Le Tramway du Mont Blanc, train à crémaillère mis en service en 1909 prend son départ au Fayet, le terminus des principales liaisons SNCF à 580 mètres d’altitude, et achève son périple au Nid d’Aigle. Ses créateurs prévoyaient d’atteindre le sommet du Mont-Blanc. C’est finalement la guerre qui mettra un terme aux travaux lancés au début du 20e siècle.
Aujourd’hui, les touristes peuvent découvrir les magnifiques sites que sont les Aiguilles de Chamonix, les Dômes de Miage ou encore le glacier de Bionnassay. Ces mêmes wagons sont utilisés par les alpinistes au départ de l’ascension du Mont-Blanc.
Mais avant tout, commençons par les présentations : Jeanne, Marie et Anne sont les 3 automotrices qui effectuent cet itinéraire depuis plus d’un siècle. L’histoire veut qu’elles aient été baptisées ainsi en 1956 par le directeur du TMB de l’époque en hommage à ses trois filles du même nom.
À bord de l’une d’entre elles, l’aventure débute par ce qui prend l’air d’une balade : le Bon Nant est paisiblement franchi sur un pont routier, puis commence alors la première section à crémaillère (portion de voie disposant en son centre d’un rail supplémentaire denté prévu pour les itinéraires particulièrement pentus), le tout en sous-bois.
S’ensuit une autre section à crémaillère longue de 2,5 km et d’une pente allant jusqu’à 250 millimètres par mètre (soit 14 degrés). Les émotions passées, vous serez alors prêt à attaquer la troisième section à crémaillère, cette fois-ci en forêt.
Plusieurs arrêts utiles aux riverains ou aux touristes souhaitant découvrir à pied les villages de nos montagnes jalonnent la suite de la balade : les Seillières, le Mont-Forchet, Tête-du-Chêne, les Tuffes. A la prochaine étape, l’automotrice s’engage sur la crête entre la vallée de Chamonix et celle de Bionnassay. Ici, la halte de Bellevue à 1 794 mètre d’altitude permet de rejoindre la ville des Houches par le téléphérique de Bellevue.
Les locomotives s’engagent ensuite dans une traversée des alpages et la traversée notamment de la station du mont Lachat à 2 074 mètres. Elle desservait jadis la base d’essais aéronautiques.
Enfin, le train prend repos en pleine pente à la gare du Nid d’Aigle à 2 372 mètres. Ici tout le monde descend, une buvette vous attend après une petite marche de 300 mètres. La “pause goûter” (ou déjeuner) est, si l’on est équipés de jumelles, l’occasion d’apercevoir les alpinistes monter à l’aiguille du Goûter pour atteindre le refuge situé à son sommet.