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Haute-Savoie mag - N°171 - Septembre-octobre 2018
Dossier

Entretien avec Vincent Honoré
“ Les citoyens doivent être les premiers acteurs de leur sécurité. ”

Vincent Honoré, Directeur départemental adjoint du Sdis 74.

Vincent Honoré, Directeur départemental adjoint du Sdis 74.

© Sdis 74

Auparavant en poste au Service départemental d’incendie et de secours des Bouches du Rhône, le colonel Vincent Honoré est le Directeur départemental adjoint du Sdis 74 depuis le 1er janvier 2018.

Quels sont les rôles du préfet et du président du Département de la Haute-Savoie au sein du Sdis ?
Les Sdis interviennent sur le champ d’une mission qui relève de l’État : la sécurité. En Haute-Savoie, le préfet est la tutelle opérationnelle du Sdis. C’est le directeur des opérations de secours. En complément, le président du conseil d’administration, qui se trouve être ici le président du Département, est la tutelle organisationnelle du service. C’est le garant de la bonne administration et de la bonne gestion du Sdis.

Le président du conseil d’administration du Sdis n’est pas toujours le président du Département ?
Non. Il est de droit celui du conseil d’administration du Sdis mais il a la possibilité de déléguer sa présidence à un autre conseiller départemental. Christian Monteil a fait le choix d’exercer la présidence du Sdis. C’est un marqueur assez fort. Pour un Sdis de notre taille, c’est même assez rare.

Quelle incidence notre territoire a sur l’action du Sdis ?
La Haute-Savoie se caractérise par un contraste assez fort entre des zones urbanisées de grande taille (Annecy, Thonon et Annemasse), parfois très denses (le centre-ville annécien), et des vallées qui remontent jusqu’aux stations de ski. Le département bénéficie aussi d’un tissu industriel dynamique. Ce qui l’expose à des risques technologiques. Le Sdis se doit d’accompagner le développement et de protéger cet outil de production. Bien sûr, il y a aussi les dangers liés à nos deux grands lacs et à l’activité en montagne. Ceux-ci nécessitent des équipes spécialisées. Nous devons aussi nous adapter aux différentes conditions météorologiques (la neige notamment).

Avez-vous un message particulier à adresser aux Haut-Savoyards ?
Non pas un mais deux ! Tout d’abord, je leur conseille de bien équiper leur domicile d’un détecteur de fumée et d’en vérifier le fonctionnement. Cet outil sauve des vies : les feux arrivent souvent la nuit, ils surprennent les gens dans leur sommeil. Ensuite, j’invite les Haut-Savoyards à se former aux gestes qui sauvent. Les citoyens doivent être les premiers acteurs de leur sécurité. C’est à la portée de tout le monde. Une personne qui fait un arrêt cardiaque augmente ses chances de survie si elle a été prise en charge avant notre arrivée, ne serait-ce qu’à travers un massage.