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Haute-Savoie mag - N°170 - Juillet/août 2018
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Tourisme

Randonnée :
s’adapter aux nouvelles attentes

Sentier d’accès à Gramusset.

Sentier d’accès à Gramusset.

© Dep74 - A. Wlodarczyk

En charge du plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR), le Département a lancé la création de schémas directeurs de la randonnée pour préserver une offre de qualité sur le territoire.

Soleil et vacances... avec l’été reviennent les envies de balades ou de randonnées. Et la Haute-Savoie est particulièrement bien pourvue pour y répondre ! Nombre de sentiers sont inscrits au plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR), coordonné par le Département. Initié en 1994 pour préserver les chemins ruraux, valoriser les espaces naturels du territoire en offrant aux randonneurs des parcours balisés et entretenus, ce plan a fait l’objet d’une évaluation pour mieux cibler les attentes des pratiquants et hiérarchiser les priorités en matière d’aménagements de circuits. Parmi les mesures qui découlent de ce bilan, la création de schémas directeurs de la randonnée dont la mise en œuvre a été confiée aux intercommunalités.

Maintenir la qualité des circuits
Très concrètement, ces dispositifs permettent de classer les parcours en 3 niveaux selon leur intérêt, de les pérenniser en recourant obligatoirement à des conventions de passage lorsqu’ils traversent des propriétés privées, et d’en harmoniser le balisage dans tout le département. Pour les intercommunalités, ils garantissent le maintien d’une offre de qualité valorisant l’image de leur territoire, en se focalisant sur les itinéraires dont l’intérêt est reconnu. Les premiers schémas directeurs commencent à se déployer dans le département.

À Thônes, conforter l’offre
C’est le cas sur le territoire de la communauté de communes des Vallées de Thônes (CCVT). « Nous avons fait l’état des lieux de nos 750 km de sentiers pédestres existants, explique Dorine Perez-Raphoz, technicienne randonnée. Nous avons par exemple recensé le kilométrage sur routes et sur chemins car dans le nouveau schéma, les parcours doivent avoir moins de la moitié du tracé sur route goudronnée. Par ailleurs, certains circuits ne font plus partie du PDIPR car ils étaient trop peu fréquentés, ou duraient moins d’une heure, ce qui est un critère éliminatoire. » Le bilan a aussi permis de confirmer une évolution dans la pratique. « Auparavant, la randonnée était réservée à un public d’initiés. Aujourd’hui, de plus en plus de familles souhaitent marcher moins de 3 heures ou éviter les passages trop difficiles. » C’est pourquoi la CCVT continue d’élargir son offre de randonnée, en développant notamment des circuits pédestres plus accessibles à ce public familial, tout en conservant des parcours plus sportifs.