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Haute-Savoie mag - N°170 - Juillet/août 2018
La vie des territoires
Tourisme

La réhabilitation du refuge de Bise se poursuit

Le refuge de Bise à Vacheresse. (photo non contractuelle)

Le refuge de Bise à Vacheresse. (photo non contractuelle)

© Dep74 - L. Guette

Dans le cadre du soutien au développement du secteur touristique, le Département met en œuvre un plan d’actions dédié. Outre les stations de montagne ou la randonnée, le plan Tourisme concerne l’hébergement, dont l’accueil du public en refuge. Ainsi, depuis 2013, 18 d’entre eux ont été rénovés ou réhabilités grâce au soutien du Département, et notamment le refuge de Bise, à Vacheresse.

Fermé depuis plusieurs années en raison de l’obsolescence de la cuisine et des dortoirs, le refuge de Bise fait l’objet d’une réhabilitation lancée par la commune de Vacheresse. Le projet se compose de deux volets. Le premier, portant sur le refuge, ou chalet de la Bosse, a été réalisé en 2017 avec l’aménagement de 44 couchages, d’un espace salle d’eau et sanitaires et d’un logement de gardien dans le refuge. Le second, en cours de réalisation, permettra de rénover un bâtiment annexe : le chalet Carré, le plus ancien du hameau de Bise - il date du 18e siècle - et d’y créer une salle de restauration et une terrasse. Objectif : une inauguration de l’ensemble en 2019.

Des travaux nécessaires
Situé à Vacheresse, ce lieu d’accueil touristique est le premier refuge de l’itinéraire du GR5. Très fréquenté(1), car au départ de nombreuses randonnées et promenades(2), il est localisé sur le Geopark du Chablais, un Espace Naturel Sensible aussi estampillé site Natura 2000. « Ce refuge a une longue histoire, complète Denis Petit-Jean, maire de Vacheresse. Il a été incendié par les Nazis et reconstruit en 1947-48 avant d’être racheté par la municipalité de Vacheresse puis par le CAF et de nouveau par la commune. » Et l’édile d’ajouter : « Outre le fait qu’il soit situé dans un site classé, il est au cœur d’un paysage magnifique. »
« Pour réaliser ces travaux, poursuit Denis Petit-Jean, nous avons sollicité l’aide de l’État et de plusieurs collectivités : la Région, le Département et la communauté de communes pays d’Evian-vallée d’Abondance. Pour les deux chalets, la facture s’élève à environ 600 000  HT, et la part du Département à près de 128 000  HT. Sans ces soutiens, la commune n’aurait jamais pu réaliser cette réhabilitation. » Des travaux d’autant plus nécessaires - pour des questions de sécurité et d’accueil des promeneurs et randonneurs - qu’ils permettent de renforcer l’activité économique du hameau de Bise (restauration, alpagistes, musée de la Montagne…).

1,7 M€ pour les refuges depuis 2013
Redonner vie au refuge de Bise s’inscrit pleinement dans les chantiers qu’accompagne le Département dans le cadre du plan Tourisme. Déployé depuis 2013, celui-ci est articulé autour de grands axes comme la diversification “4 saisons”, la modernisation et la qualité d’accueil des stations de sports d’hiver, le développement du tourisme lacustre, le soutien à la pratique de la randonnée ou du vélo.
Depuis 2013, le Département a ainsi consacré 29,7 M€ HT(3) à travers 114 dossiers portés par 39 communes et 11 établissements publics de coopération intercommunale. Parmi eux : la construction et la réhabilitation de 18 refuges, lieux essentiels pour les randonneurs et alpinistes et soumis à des contraintes climatiques et aux fortes attentes de la clientèle. Le nouveau refuge du Goûter (547 000 € en 2011), Albert 1er à Chamonix (238 655 € en 2006), La Vogealle à Samoëns (121 959 € en 2006) et Tête rousse aux Contamines Montjoie (133 839 € en 2004) ont bénéficié d’une aide. Celle-ci s’élève, pour l’ensemble des dossiers, à 1,7 M€ et complète la politique départementale déployée en faveur de la randonnée (dans le cadre du Plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées). Calculée en fonction du nombre de lits, de l’altitude et de la facilité d’accès du refuge, la part départementale correspond à 20 % du montant total des travaux (HT), sous réserve d’une participation communale et/ou intercommunale équivalente.

(1) 2 000 nuitées par an en moyenne.
(2) Dont deux itinéraires inscrits au Plan départemental des itinéraires de promenades et de randonnées.
(3) Pour un montant total de projets de 137 M€ HT.